Liberapay, entre gratuité et financement

J’ai déjà, par le passé, exprimé mon point de vue sur la gratuité. Aujourd’hui, je continue d’être mal à l’aise à l’idée de faire payer les lecteurs pour un livre numérique. Faut-il pour autant que les auteurs d’ebooks ne reçoivent aucun financement ? Certainement pas. Il existe heureusement une alternative, permettant à la fois de financer la création, de conserver la gratuité et de rendre au consommateur la liberté de choisir où va son argent. Cette alternative s’appelle Liberapay.

Micro financement

Le principe du micro financement est celui du financement participatif à petite échelle. Au lieu qu’un créateur ne décrive son projet et ne doive attendre d’avoir atteint son budget pour toucher la somme (correspondant au total de tous les dons reçus), le micro financement permet de donner – et de recevoir – de petites sommes d’argent par semaine ou par mois, sans qu’un grand projet ne soit à l’ordre du jour. Il s’agit d’une marque de soutien de très petite à très grande envergure, c’est vous qui décidez.

Selon ce principe, les créateurs d’œuvres gratuites peuvent continuer à distribuer au plus grand nombre, dans les conditions de partage qu’ils définissent, tout en recevant le soutien financier de leurs fans les plus mordus.

Croire en la capacité de décision

Je crois dur comme fer en la responsabilisation du consommateur devenant acteur. Au lieu de financer à tort et à travers à coups de publicité, chacun peut déterminer qui soutenir et dans quelle mesure le faire. La culture reste gratuite, et chacun décide quel budget lui accorder et comment le répartir.

Pourquoi pas Tipeee ?

Tipeee est la plateforme francophone de micro financement la plus connue. Je vous invite à y faire un tour, vous y retrouverez probablement quelques youtubeurs bien connus, et des auteurs aussi. Soutenez, comme moi, les auteurs, entre autres sur Tipeee. Ce qui me gêne par rapport aux donateurs, c’est la découverte que j’ai faite lors de mon premier don. La plateforme, commerciale, prend 8% de vos promesses de financement.

Ce n’est pas dramatique, certes, mais je préfère au moins donner aux donateurs la possibilité d’éviter cette majoration. J’estime donc devoir choisir entre Liberapay et Liberapay+Tipee. Et pour l’instant, c’est Liberapay tout court.

Liberapay

Liberapay est libre et open source. Tout développeur peut décider d’en récupérer les codes pour en créer une copie ayant les particularités qu’il souhaite. Vos données personnelles n’y sont pas espionnées, conservées, ou vendues. Le don minimum est à 0,01€, il n’y a pas de contreparties officielles, et la plateforme ne prend aucun bénéfice. Seuls les frais de transfert d’argent doivent être assurés (très bas pour un virement).

Quitte à risquer une visibilité plus basse, je préfère prendre la voie du Libre.

Que faire, maintenant ?

Si vous êtes créateurs, créez une page ! Vous ne pourrez en retirer que du positif, et marquerez votre engagement pour une culture plus libre.

Si vous êtes créateur ou lecteur, prenez votre divertissement en main. Pensez à ces créateurs du web qui vous offrent du contenu dont vous ne pouvez pas vous passer. Recherchez-les sur les sites de dons récurrents, et soutenez-les ! Et s’il se trouve que je fais partie du lot, passez sur mon Liberapay 😉

 

Photo by Didier Weemaels

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2 réponses sur “Liberapay, entre gratuité et financement”

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