Pas de partage en Amazonie

La visibilité offerte par Amazon fait de cette plateforme un atout certain pour quiconque souhaite s’autopublier. Encore faut-il se plier à leurs exigences…

Si vous êtes habitués à me lire, vous savez sans doute que je publie mes textes sur Smashwords, un site qui permet, en un seul upload de manuscrit, de voir son texte distribué sur les plus grandes plateformes de téléchargements d’ebooks, entre autres : iBookStore, Barnes&Noble, Kobo et… Amazon.

Il y a quelques temps, je remarquai ne jamais recevoir de chiffres issus d’Amazon dans mon tableau de bord. Interrogeant l’équipe de Smashwords à ce sujet, ils me répondirent que leur accord avec le géant américain ne permettait d’y diffuser que certains livres… ceux ayant déjà généré 2000$ de ventes. Moi et mes livres gratuits pouvions bien aller nous faire voir.

En pratique, cela veut dire que si je souhaite être diffusé sur Amazon, je dois aller y créer un compte et y charger mon manuscrit manuellement, affaiblissant du coup l’avantage énorme de Smashwords permettant justement de n’en créer qu’un.

J’avoue avoir laissé l’idée de côté un certain temps, d’autant qu’en l’état, mes nouvelles étaient téléchargeables en .mobi, ne laissant pas les propriétaires de kindle de côté. Récemment, cependant, je décidai de passer le cap, et de me créer un compte personnel sur la plateforme d’Amazon, KDP. Il m’apparaissait en effet dommage de me priver de la visibilité offerte par ce site incontournable.

Déception

Après avoir rempli un formulaire presque aussi intrusif que pour un don de sang, je commençai à charger « Quatre moi en mer », ma toute première nouvelle publiée sur Internet en 2014 (moment d’émotion). Et là, surprise : impossible de descendre le prix sous 0,99$. Impossible.

Déçu, je tentai de me renseigner sur l’aide en ligne, puis en contactant directement Amazon qui, avec une efficacité professionnelle, me répondit en moins de 24h.

Pour les non initiés, adhérer à KDP Select signifie certifier que votre texte sera disponible sur Amazon en exclusivité. Il vous sera donc interdit de distribuer votre livre par un quelconque autre canal.

C’est là que j’ai définitivement laissé tomber.

Mes livres numériques sont gratuits, et je veux qu’ils le restent. Mes livres numériques sont diffusés partout, et je veux qu’ils le restent. Pourquoi se limiter à un seul distributeur tout puissant, et ne donner à lire qu’aux possesseurs de kindle ?

Ceci n’est pas un appel au boycott

Je continuerai à utiliser Amazon, comme beaucoup de monde. Mais nous devrions tous réfléchir au caractère discriminatoire de l’exclusivité, d’une part, et à la pertinence du livre numérique payant, d’autre part.

Une piste de solution

D’après les témoignages que j’ai pu récolter, il existerait une solution : publier en premier lieu sur une plateforme autre, et faire ensuite valoir auprès d’Amazon la nécessité de s’aligner sur le prix le plus bas. Alignement qui peut durer… un certain temps.

Les plus motivés d’entre vous pourront tenter la chose, et moi peut-être un jour (qui sait ?) mais pour le moment, l’idée de devoir élaborer des stratégies pour acquérir le droit de publier gratuitement ne me convient tout simplement pas.

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